Mehun sur Yèvre
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Histoire

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Les connaissances historiques que nous avons de la ville nous sont données par diverses sources, parfois très différentes.

  • Tout d’abord, il y a les textes écrits, comme les chartes, les actes notariés, les pièces comptables ou les aveux des seigneurs. Ces données nous renseignent sur des dates et des faits précis, les changements de seigneurs, le passage d’un personnage, une anecdote judiciaire…
  • Ensuite les sources archéologiques apportent des témoignages matériels sur la vie de la cité aux dates des faits retrouvés ; par exemples, que mangeait-on à telle époque, avec quoi, dans quoi ? Que construisait-on, avec quoi, pourquoi et comment ?
  • Il y a également la “lecture” des murs et des constructions anciennes de la ville qui donnent une image évolutive du cadre de vie de nos ancêtres.
    Le musée Charles VII - Pôle de la porcelaine est le reflet, au travers de ses collections, de cette triple approche.

Plutôt que de développer un long historique, approchons notre histoire au travers des idées reçues et des grands personnages qui en ont été les acteurs.

Ancien blason de Mehun-sur-Yèvre

- Un riche et puissant château.

L’histoire du château et de la cité se complètent. La ville et la campagne sont les axes principaux de la vie médiévale ; c’est à l’abri des remparts de ville que les richesses commerciales et artisanales s’expriment et se développent, mais c’est au château que le pouvoir s’exerce. Les actes écrits se rapportent plus facilement au château, tandis que le cadre de vie et le quotidien des gens du Moyen Âge se découvrent plutôt dans les recherches archéologiques urbaines (1998) au travers d’importantes quantités de céramiques, verreries et autres petits objets, tandis que le matériel mis au jour sur le site du château reflètent la construction du monument au travers des sculptures, des carreaux de pavement, des vitraux… Les objets princiers étant transportés de lieu en lieu, le quotidien découvert (jusqu’à ce jour) n’est en rapport qu’avec la garnison et les domestiques présents dans le monument. Le château est puissant, oui ! Mais le quotidien et la vie se retrouvent en ville.

- Le pouvoir aux aînés...

Souvent, on croit que les seigneuries se transmettaient par les enfants mâles, mais en fait, elles se transmettaient par les aînés. Seule la royauté s’appuyait sur la loi salique (de l’époque des Francs saliens). Loi exhumée au XIVe siècle des anciennes chartes afin de protéger la France de la couronne d’Angleterre. Mehun présente alors cette particularité d’avoir eu régulièrement des seigneurs au féminin. C’est ainsi qu’à Mehun, dès 1025, le fief appartient à Béatrix, fille d’Etienne, puis au début du XIIIe siècle, c’est Mahaut qui l’apporte en mariage à la famille de Courtenay. Sa petite fille, Amicie de Mehun-Courtenay, le transmet à son tour à la famille d’Artois par son mariage avec Robert II d’Artois. Il faut dire que pour le XIIIe siècle, le jeu successoral des terres de Mehun était savamment orchestré par le roi de France qui voyait dans ce fief une terre fidèle à sa cause, bien implantée en Berry, territoire instable partagé entre “Capétiens et Plantagenets”, entre Bourges la fidèle et Déols l’aquitaine… Mehun, ville royale

Charles VII s’installe à Mehun, la cité est ville royale. Oui, certes, mais ce n’est pas grâce à Charles que Mehun est une cité royale ; il n’a fait que confirmer les privilèges qui avaient été accordés par ses prédécesseurs. C’est la confiscation des biens de Robert III d’Artois (Cf. ci dessous) qui, en 1332, apporte le fief de Mehun dans le domaine royal. Par la redistribution de ce bien en gratification à de puissants personnages, la cité va connaître des seigneurs d’importance comme, le patriarche d’Alexandrie, le duc de Normandie (futur Jean II le Bon), Jean de Bohême (grand-père de Jean de Berry et père de Bonne de Luxembourg, la femme de Jean II), ainsi que le futur Charles V en tant que Dauphin de France.

- Mehun, ville de porcelaine

La ville possède la plus vaste manufacture de porcelaine de France actuellement en fonctionnement. La porcelaine s’installe en Berry à la fin du XVIIIe siècle et dans le deuxième tiers du XIXe siècle à Mehun. Auparavant, la cité était une ville drapière. Les tisserands étaient installés dans différents quartiers, vers le Ravelin, Barmont, mais aussi au centre ville. Tous les métiers étaient représentés, du planteur, au “rouisseur” (Chanvre) et tisserand. Vu la faiblesse des salaires, cette corporation n’a pas pu résister à l’arrivée massive de la porcelaine et la “folie” de l’or blanc en Berry. Les recherches archéologiques ont permis la découverte de plombs fermant les balles de tissus et différents lieux de la commune rappellent cette activité, comme le toponyme les Chènevières.


MàJ : 21 septembre 2017 à 13h35min